Petite histoire du massage suédois

Petite histoire du massage suédois

Pehr Henrik Ling (ou Per Henrik Ling) 15/11/1776 – 3/05/1839, est considéré comme « le père de la gymnastique suédoise » et de ce qui est nommé aujourd’hui « massage suédois. »

Qui était-il ? Petite biographie…

Sur un bateau au Danemark, il rencontre un chinois nommé Ming qui partage avec lui sa passion pour les arts martiaux. Ils s’entrainent ensemble et se suivent successivement en France puis en Allemagne.

Puis Ling devient connu en tant qu’escrimeur et athlète, deux arts qui développent force, flexibilité et vitalité.

Cependant il souffre de rhumatisme et connaît des difficultés financières. Se séparant de Ming, il retourne alors en Suède en 1804. Avec les exercices physiques appris de Ming, il essaie de soulager ses douleurs et y parvient ! Il s’installe alors comme professeur d’escrime et de « conditionnement physique » ;

Il est animé par le désir de mettre au point et partager un système pour en faire bénéficier le plus grand nombre. Pour être crédible auprès des dirigeants universitaires, il se met donc à étudier l’anatomie, la physiologie et la médecine.

Enfin, il établit tout un programme : une pratique graduelle et adaptée, à la fois médicale et ascétique. Deux objectifs qui correspondent à deux « cursus » : l’un préventif (préserver et développer la santé), l’autre curatif (favoriser la guérison).

Qu’est-ce que la gymnastique suédoise ?

C’est un mélange de gymnastique et de kinésithérapie qui évite de trop solliciter les tendons et les ligaments. Son objectif premier est de renforcer la musculature du tronc et donc, de contribuer au maintien de l’individu. Elle vise aussi à renforcer, par des séries d’exercices répétitifs, la capacité cardiovasculaire. Pour cela, elle comporte diverses étapes ou niveaux de progression, visant toujours l’amélioration de la santé. Ainsi les postures seront d’abord mécaniques (améliorer les capacités de souplesse, d’équilibre et de coordination), puis plus dynamiques et finalement sportives.

L’escrime a grandement participé dans sa « trouvaille », car c’est un art fondé sur des règles qui expliquent avec précision quels muscles sont mis en jeu dans la pose, dans le mouvement, dans son point de départ et dans son point d’arrêt, pour produire tel ou tel effet déterminé, soit l’attaque, soit la défense. Or, c’est le principe même de ces règles que Ling appliqua à chaque organe en particulier et à l’organisme vivant. Certains ont vu chez Ling le fait de réactualiser des pratiques issues du Kung-Fu. Il est clair en tout cas que ses entraînements avec Ming sont à la base de son initiation, puis de son projet.

Gymnastique, certes, mais aussi massages …

Ling fut aussi surnommé « père de la masso-kinésithérapie ». Il emploie le terme de mouvements passifs : tout mouvement communiqué, tel que pressions, frictions, percussions, froissements (massage), tremblements, soulèvements, mouvements ou attitudes propres à produire des congestions sanguines, passagères et artificielles dans un organe quelconque, etc.

C’est le Dr Johan Georg Mezger (1838-1909), dans une étude documentaire, qui va nommer le groupe réduit des techniques employées par le Dr Ling : « système de massage suédois » (voir descriptif dans l’onglet techniques de massage).

Certains ont dénoncé le succès de Ling, insistant sur le fait qu’il n’a eu qu’à reprendre l’héritage de gestes chinois ancestraux.  Certes, mais il a su le faire revivre lorsque l’occasion lui en a été donnée. C’est ainsi qu’en 1813 est créé l’Institut central de gymnastique de Stockholm, et c’est le roi de Suède qui nommera Ling à la tête de la direction de cet Institut.

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