Le toucher dans le soin

Le toucher dans le soin

On oublie souvent que le toucher est l’un des cinq sens ; il nous aide donc à percevoir le monde et à interagir avec lui. Au même titre que manger, dormir, RESPIRER, le toucher est une nécessité vitale. Car le toucher nourrit la part émotionnelle qui est en nous.

Qui de nous n’a pas ressenti l’épisode du Covid comme une douleur physique de séparation ? L’absence du toucher, d’une accolade, d’une main tendue, comme tout cela fut difficile et perturbant… Etymologiquement, toucher signifie « entrer en contact », la perte du toucher fut donc tragiquement vécue comme la perte du contact humain.

Cette situation, nombreuses sont les personnes âgées qui la connaissent et c’est pourquoi j’apprécie particulièrement de pouvoir m’occuper d’elles. D’autant que, comme les autres sens, celui du toucher perd ses capacités s’il n’est pas stimulé.

Ainsi la relation d’aide par le toucher s’adapte à la personne, à son âge et à sa condition de santé. Le massage peut se prodiguer en complémentarité avec la médecine conventionnelle et d’autres disciplines en santé, dans le cadre de la prise en charge de plusieurs pathologies ou en complément de la médecine occidentale allopathique, utilisée dans la période anté ou post-opératoire.

Proche d’autres domaines comme l’Acupuncture, l’Homéopathie, la Phytothérapie, la Diététique, qui visent l’atteinte ou le rétablissement d’un bien-être naturel, le massage est encore proche de la digitopuncture. Cette discipline a pour principe le fait d’exercer une pression des doigts sur des points d’acupuncture possédant des fonctions thérapeutiques, afin de soulager, améliorer, voire guérir la plupart des affections courantes. Prouvées scientifiquement, ces techniques exercent une réelle influence sur la prévention des maladies et l’amélioration de la santé.

Dans son infinie Sagesse, le Créateur a tissé des liens mystérieux entre la peau et le système nerveux, voilà pourquoi le simple contact bienveillant d’une main peut contribuer à diminuer l’angoisse. S’il a des vertus thérapeutiques au niveau de la relaxation, c’est parce que le toucher entraîne la libération d’hormones, telle l’ocytocine (qui donne un sentiment de bien-être) et l’endorphine (qui est un antalgique).

L’activité autour du toucher ne peut donc pas se limiter à de la pure technicité. D’un point de vue médical, scientifique, les massages bien-être ont donc beaucoup à apporter. Concluons par cette citation, fruit d’une recherche actuelle :

« Les thérapies du toucher peuvent être plus efficaces parce qu’elles abaissent les niveaux d’anxiété, qui tendent à aggraver la douleur, ou parce qu’elles libèrent les endorphines et la sérotonine, qui sont des analgésiques, ou encore parce qu’elles stimulent les fibres nerveuses plus longues qui transmettent leurs signaux au cerveau plus vite que les fibres plus courtes portant les signaux de douleur. »

On reconnaît d’ailleurs aujourd’hui que le toucher a aussi des effets directs sur le système immunitaire. Par exemple, chez les sportifs, un massage adapté permet de réduire la production de molécules inflammatoires en présence de dommages musculaires provoqués par l’exercice physique. Bien évidemment, la massothérapie ne remplace pas un traitement médical, mais elle s’inscrit dans une vision d’interdisciplinarité et devrait être prodiguée en complémentarité d’autres disciplines en santé (médecine, soins infirmiers, physiothérapie, ostéopathie, chiropractie, etc.).

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